Réglementation thermique 2012 VS. Réglementation environnementale 2020 : les différences ?

L’environnement est au cœur des préoccupations sociales et politiques. Pour preuve, de nombreuses mesures voient régulièrement le jour afin de lutter contre le réchauffement climatique et limiter notre impact environnemental.

Sur cette page :


  1. Qu’est-ce que la réglementation thermique (RT) 2012 ?

  2. Quels étaient les objectifs de la réglementation thermique (RT) 2012 ?

  3. L’extension de la réglementation thermique (RT) 2012 vers la réglementation environnementale (RE) 2020

  4. Quels sont les objectifs de la réglementation environnementale 2020 ?

  5. Les différences entre la RT 2012 et la RE 2020



De nombreuses réglementations concernant la consommation énergétique des bâtiments existent en France. La réglementation thermique est une démarche permettant de définir la consommation énergétique maximale des bâtiments neufs. Ce dispositif prend en compte : le chauffage, l’éclairage, la production d’eau chaude sanitaire, la ventilation et climatisation. Les différentes réglementations s’appliquent à divers domaines, typologies de bâtiments, et exigences.


Qu’est ce que la réglementation thermique 2012 ?

La réglementation thermique, souvent abrégée « RT », est un dispositif qui encadre les caractéristiques thermiques des bâtiments neufs. Cette démarche permet de définir la quantité maximale d’énergie qu’un bâtiment peut consommer pour être : chauffé, éclairé, produire de l’eau chaude sanitaire, climatisé et ventilé.

Au cours des années différentes réglementations thermiques ont défilé : la RT 1974, la RT 1988, la RT 2000, la RT 2005, la RT 2012. Toutes avaient des exigences bien précises et particulières concernant les économies d’énergies, l’isolation d’un bâtiment et l’écologie avec l’utilisation de matériaux durables et l’inclusion des énergies renouvelables.

Quels étaient les objectifs de la RT 2012 ?

Tout comme les réglementations précédentes, la réglementation thermique 2012 visait à rendre les bâtiments à énergie positive en réduisant leurs dépenses énergétiques et déperditions thermiques. Voici les 3 objectifs qui étaient fixés afin d’optimiser la consommation énergétique d’un foyer à la suite d’un bilan thermique :

  • Définir le coefficient du besoin bioclimatique (BBio) ainsi les besoins énergétiques du foyer (chauffage, ventilation, climatisation, éclairage, etc.). Il faut noter que ce coefficient était jugé optimal lorsque le bâtiment était isolé efficacement ;

  • Définir l’exigence de consommation maximale (Cepmax). Ce diagnostic était effectué afin d’établir la quantité d’énergie consommée dans le foyer (chauffage, éclairage, climatiser, produire l’eau chaude, alimenter les pompes ou ventilateurs) qui ne devait pas excéder 50 kWh/m2/an ;

  • Assurer un confort thermique intérieure optimale en été pour éviter l’utilisation d’un climatiseur grâce à l’isolation.



Quels sont les objectifs de la réglementation environnementale 2020 ?


La RE 2020 détermine trois objectifs afin de répondre à la loi de la Transition Énergétique, celle de l’Évolution du Logement et de l’Aménagement et du Numérique. On retrouve ainsi ces trois objectifs : l’amélioration de la performance énergétique des bâtiments, l’adaptation des constructions neuves aux conditions climatiques (prise en compte renforcé du confort été) et la diminution des émissions de gaz à effet de serre sur l’ensemble du cycle de vies des bâtiments. Ces objectifs présentent 3 axes :

La réglementation :

  • Permettre en neuf et en rénovation une réduction significative de la consommation d’énergie ;

  • Ne plus autoriser le recours à certains systèmes, produits et méthodes (fioul, gaz, etc.) ;

  • Obtenir une meilleure maîtrise des charges et des loyers afin de rendre plus facile l’accès à l’habitat.

La sensibilisation :

  • Mettre en avant les démarches éco-citoyennes ;

  • Apporter les informations aux usagers : performance énergétique, économies d’énergies, subventions gouvernementales.


L’incitation :

  • Soutenir les ménages pour les travaux améliorant les performances énergétiques de l’habitat, utilisation d’énergies renouvelables (panneaux solaires, pompe à chaleur, etc.), le recours à des équipements et matériaux plus performants via des aides financières ;

  • En rénovation : effectuer des travaux d’amélioration énergétique ;

  • En neuf : concevoir des bâtiments respectant déjà la RE 2020.


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Les critères sont les suivants :

  • Consommation de chauffage inférieure à 12 kwhep par m2 ;

  • Un seuil minimum d’isolation phonique et thermique ;

  • Un seuil minimum en ce qui concerne la qualité de l’ai intérieur ;

  • Le bâtiment doit disposer d’au moins une source d’énergie renouvelable (panneaux photovoltaïques, pompe à chaleur, chauffe-eau thermodynamique, etc.) ;

  • L’empreinte carbone du bâtiment devra être réduite.

Les différences entre la RT 2012 et la RE 2020


Ainsi, la RE 2020 ne prend plus seulement en compte la performance énergétique du bâtiment, mais également son empreinte environnementale, ainsi que sa capacité à produire de l’énergie. C’est pour cela que la notion de « thermique » n’apparaît plus dans cette nouvelle appellation. En ajout, nous retrouvons deux critères exclusifs à la RE 2020 : le fait que le bâtiment doit se munir d’au moins une source d’énergie renouvelable (panneau solaire, PAC, chauffe-eau thermodynamique, etc.) et viser à réduire au maximum son empreinte carbone.

La RE 2020 place le développement durable au centre de ses objectifs. Ces différents leviers permettent d’améliorer le confort intérieur, mais également d’obtenir un coût énergétique très faible, voire nul, permettant de réaliser des économies d’énergies sur le long terme. Conscient des coûts que représente l’installation des divers équipements, l’État propose diverses subventions cumulables et a également mis en place le système de prêt à taux zéro.

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